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Sept tâches pour mieux écrire quand on crée du contenu
Première tâche : écrire
Écrivez tous les jours, pas seulement lorsque l’inspiration daigne passer. Écrivez pour vous, pour votre journal ou pour la corbeille de votre ordinateur. Tous les textes ne sont pas destinés à votre blog.
L’objectif est de construire une méthode de travail fiable. L’écriture est une compétence, et une compétence s’émousse lorsqu’on ne s’en sert pas. Certains brouillons seront assez bons pour être publiés. D’autres auront simplement rempli leur rôle d’entraînement. Publier tout ce que vous écrivez n’est pas une preuve de régularité. C’est parfois seulement un manque d’édition.
Deuxième tâche : définir la persona
Sachez pour qui vous écrivez. Adaptez le vocabulaire, les arguments, les exemples et l’humour à ce que cette personne connaît déjà. Un profil simple suffit : quel est son métier ? Que sait-elle déjà ? Qu’est-ce qui lui pose problème ? Quelle décision doit-elle pouvoir prendre après la lecture ?
Comment utiliser cette persona ? Faites référence à des choses familières à votre public. Si vous écrivez pour des amateurs de course à Paris, un tour du parc des Buttes-Chaumont est plus concret que « faire du sport dehors ». Le texte cesse d’être générique : il semble destiné à une personne que l’on peut reconnaître. La persona influence à la fois ce que vous écrivez et la façon dont vous le racontez.
Troisième tâche : préciser l’objectif
Une fois le lecteur identifié, une question essentielle demeure : pourquoi écrivez-vous ?
Un bon texte rend service. Il aide à comprendre, à vivre une expérience ou à agir. Sans objectif clair, l’article ressemble vite à une promenade sans carte.
Pour trouver des sujets qui répondent à un besoin concret, vous pouvez partir des micro-moments décrits par Google. Les requêtes se répartissent autour de quatre intentions :
- Je veux faire quelque chose — « Comment activer un filtre pour le daltonisme sur mon écran ? »
- Je veux savoir quelque chose — « Comment reconnaître un avocat mûr ? »
- Je veux acheter quelque chose — « Où trouver une bonne boutique spécialisée dans le centre ? »
- Je veux aller quelque part — « Que faire ce week-end ? »
Cette grille élargit aussitôt votre liste de sujets. Autre source précieuse : les lieux où votre public pose de vraies questions — groupes professionnels, LinkedIn, forums ou communautés spécialisées. Que vous écriviez sur l’organisation d’un mariage ou la cuisine, les questions de vos futurs lecteurs sont une mine d’or.
Quatrième tâche : faire le travail
Une règle de narration souvent attribuée à Pixar dit, en substance, que ce qui est amusant à écrire n’est pas forcément agréable à lire. Pour un blog, je la reformulerais ainsi : si un texte ne vous demande aucun travail, il a peu de chances d’en valoir la peine pour le lecteur.
La recherche est décisive. Des données, un détail inattendu, un échange avec une personne experte ou un exemple fort donnent au lecteur le sentiment que son temps est bien employé. Imaginez un article sur ce que l’on peut faire des décorations après une fête. En écrivant seulement à l’instinct, vous obtenez une collection d’opinions que presque tout le monde pourrait produire. En cherchant des données, en recueillant des expériences et en trouvant une histoire surprenante, vous créez un texte introuvable ailleurs.
Voici ma méthode :
- Je note pour qui j’écris, sur quoi et dans quel but.
- J’écris ce que je sais déjà.
- Je ne poursuis pas avant de pouvoir nommer ce qu’il me reste à découvrir : données, noms de chercheurs, exemples et sources.
La troisième partie, la plus importante, consiste à…
Cinquième tâche : choisir comment raconter l’histoire
Vous pouvez commencer par une histoire. Elle fonctionne particulièrement bien lorsqu’elle porte une émotion et une chute : une prise de conscience, un changement de perspective ou une fin surprenante. Mais elle n’est pas obligatoire. Un exemple concret auquel vous revenez au fil du texte peut remplir la même fonction.
C’est ici que votre style entre en jeu. Les comparaisons, le rythme des phrases, l’humour sec ou une légère exagération vous aident à expliquer des idées connues d’une manière qui vous appartient. Une plaisanterie doit toutefois servir le propos. Si elle détourne de l’idée principale, c’est un ornement, pas un outil.
Sixième tâche : travailler le titre
Le titre accomplit une grande partie du travail nécessaire pour attirer l’attention. Écrivez-en plusieurs versions et vérifiez laquelle promet un bénéfice réel sans tromper le lecteur.
Vous pouvez vous inspirer des ressorts de fascination décrits par Sally Hogshead :
- Le désir — la promesse d’un plaisir ou d’un gain ;
- Le mystère — l’idée que le lecteur ignore encore quelque chose ;
- L’alarme — le coût de l’inaction ;
- La transgression — la possibilité de voir comment les autres échouent.
Il ne s’agit pas de recopier des formules. Vous choisissez consciemment la tension qui donnera à la bonne personne l’envie de poursuivre sa lecture.
Septième tâche : éditer
Relisez le texte avant de cliquer sur « Publier ». Supprimez les mots inutiles, vérifiez la construction des phrases et la ponctuation. Confiez-le ensuite à une personne proche de votre persona. Tout est-il compréhensible ? La langue paraît-elle naturelle ? Sait-on quoi faire après la lecture ?
Si oui, publiez.
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Une idée utile à la fois — sur les marques, les choix, les récits et l’IA. Écrite quand il y a quelque chose à développer, pas pour remplir un calendrier.

